Entrepreneur Montréal

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La place des immigrants dans l’entreprenariat au Canada

Au Canada, comme dans l’ensemble des pays de l’OCDE, les immigrés participent plus que les natifs à l’activité entrepreneuriale. Les immigrés ne sont plus cantonnés dans un rôle de satisfaction des besoins en main-d’œuvre, ou par l’apport de nouvelles connaissances et techniques. L’entreprenariat des immigrés est une donnée bien réelle que les décideurs commencent à accompagner de diverses façons au Canada, et tout particulièrement au Québec.

 

Une population immigrée plus active

L’intégration est la préoccupation majeure des populations d’origine immigrée. La création d’entreprises permet à ces populations de prendre part aux processus socio-économiques de leurs pays d’accueil. Une étude publiée par Statistique Canada en Mars 2016 dévoile que plus d’immigrés ont tendance à créer des entreprises que les natifs, qu’il s’agisse de microentreprises (0,5% de plus que les populations natives) ou d’autoentrepreneurs (3,5%). Mieux, 5,8% des résidents à long-terme reprennent une entreprise locale.


De plus, les immigrés affichent une forte propension à s’affranchir de l’entreprenariat ethnique. Ainsi, ils créent des PME dans divers secteurs d’activité, sans considération de leurs régions d’origine. Il est toutefois à noter qu’ils sont particulièrement actifs dans le commerce, dans l’industrie professionnelle, technique et scientifique ; et dans l’industrie de l’hébergement et de la restauration. Il est à noter que les données compilées par Statistique Canada n’ont pas permis d’identifier les secteurs d’activité de près de 20.000 entrepreneurs immigrés.

 

Les difficultés initiales

Les immigrants découvrent les réseaux d’affaires, les sources de financement de petites entreprises, les opportunités et autres données essentielles avec le temps. Ils n’arrivent pas au Canada avec une connaissance assez intime des mécanismes entrepreneuriaux pour devenir immédiatement actifs. Cependant, il est possible que l’entreprenariat des immigrés, spécialement chez les autoentrepreneurs, soit lié aux difficultés qu’ils rencontrent pour trouver des emplois adéquats.


Certes, les difficultés d’adaptation constituent des obstacles majeurs pour les immigrés. Mais, la recherche d’investisseurs d’entreprises et l’obtention de prêt peuvent être un handicap majeur. De par leur statut, les immigrés ne sont pas assez intégrés aux yeux des institutions financières pour obtenir des crédits commerciaux. Ces potentiels entrepreneurs ont donc de meilleures chances d’obtenir le financement auprès d’investisseurs privés d’entreprises.

 

Le cas du Québec

Le Canada a lancé un nouveau Visa destiné à accueillir les entrepreneurs immigrés. Contrairement à d’autres pays, les entrepreneurs ne sont pas soumis à des régimes temporaires ou conditionnels. Ce « Visa startup » permettrait aux immigrants de tirer profit de la forte croissance économique, des faibles taxes, de l’atmosphère de recherche et d’innovation et des conditions de vies optimales du Canada.


Une initiative initiée au niveau national et reprise au niveau provincial. Le Québec par exemple a mis en place le Programme des entrepreneurs du Québec. Ainsi, les candidats à l’immigration ayant la capacité à créer ou acquérir une entreprise au Québec recevront, après étude de leur dossier, des Visa d’immigration de résidence permanente.  Cela aide beaucoup un investisseur privé de Montréal et du Québec en général.


Trois conditions principales sont prises en compte :

  1. Avoir choisi une destination au Québec (Montréal, Laval, etc.) ;
  2. Disposer d’un net minimum de 300.000 dollars canadiens, seul ou avec un conjoint l’accompagnant ;
  3. Avoir acquis une expérience de gestion d’entreprise d’au moins deux ans, au cours de cinq dernières années, et d’y avoir contrôlé 25% du capital ou un montant minimum de 100.000 dollars canadiens.